Libéralisme et protection sociale

Libéralisme et protection sociale

A l’heure où la sécurité sociale représente une des premières causes d’endettement de la belle république française, des idées libérales quant à un nouveau système de protection sociale pointe le bout de son nez. Mis en place dans d’autres états, et hautement critiqué par les socialistes français, la protection sociale libéralisée peut présenter de nombreux avantages, plus pour l’économie que les bénéficiaires certes, mais de nombreux avantages qui permettent de répondre à la crise financière et économique de notre pays. Mais libéralisme et protection sociale peuvent-ils se coupler ?

Aux états unis, étendard du libéralisme, du capitalisme, mais aussi de la misère, à la fois pour certains économique et sociale, l’état n’assure plus (depuis l’abolition de l’Obama Care) les frais médicaux de sa population. La faible couverture sociale apportée par le controversé Barack Obama était déjà une sorte de progrès social qui permet de répondre à la crise médicale aux états unis. En effet, dans la première puissance mondiale, les pauvres ne peuvent pas se soigner, et le médicament est devenu une denrée quasi rare pour les classes sociales plus basse de la société.

En France, la situation n’est pas aussi dramatique. En effet, la sécurité sociale, système de protection couvrant jusqu’à 75% des frais médicaux prescrits, permet à la population d’assurer une santé. Et assurer la santé et le bien être de ses citoyens n’entre peut être pas dans les fonctions régaliennes d’un état, mais elle est plus importantes que certaines d’entre elles. En effet, comment peut on assurer l’ordre social et la sécurité interne du pays lorsque la population n’a pas accès aux soins ?

La sécurité sociale réponds alors à cette question, permettant même aux plus pauvres d’accéder à un système de santé égal aux plus aisés. Mais la sécurité sociale pose problème, dans le sens où les cotisations ne permettent pas de répondre aux besoins économique et au coût qu’une telle protection implique.

Alors, le libéralisme peut répondre à ce problème. En effet, en créant des systèmes de protection sociales privés, l’état peut se débarrasser d’un surendettement dont il n’arrive pas à se défaire, et qui coûte cher à l’économie française. Les fonds de financement de frais médicaux privés permettent à une population de répondre à ces besoins de couverture. En effet, un fond qui serait financé par des acteurs aisés, et des investisseurs qui ont le potentiel de faire fonctionner ces régimes peuvent alors assurer aux plus pauvres des frais médicaux plus bas, plus accessibles. Mais ce mode de fonctionnement a prouvé dans les pays libéraux son inefficacité, car le libéralisme pousse alors vers l’égoïsme social. La main invisible d’adam smith, théorie selon laquelle les acteurs de l’économie, en agissant dans leur propres intérêts, vont servir les intérêts des autres. Les retombées d’une bonne économie sont positive pour l’entièreté de la société.

Théoriquement, libéralisme et protection sociale peuvent fonctionner, mais leur application à jusqu’ici démontré leur incapacité. Que choisir donc, endetter l’état et donc torpiller partiellement son économie, ou bien laisser une partie entière de la population dans l’incapacité de se soigner ? Telle est la question qui anime ce débat.

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